Chine: Les travailleurs de Foxconn fabriquant des iphones encore dans des conditions de travail précaires, selon un rapport
"Production d’iPhone : une enquête accable Foxconn sur les conditions de travail", 26 septembre 2025
Au cœur des critiques se trouve le recours excessif à ceux qui se font appelés des « travailleurs détachés », à savoir des intérimaires. Durant les pics de production, ces employés saisonniers représentent plus de la moitié des 200 000 personnes employées, alors que la loi chinoise fixe un plafond de 10 %. Cette pratique permet à Foxconn d’ajuster sa main-d’œuvre aux cycles de demande fluctuants d’Apple.
Ces travailleurs ne bénéficient pas des mêmes avantages que les employés à temps plein, comme les congés maladie, les congés payés ou l’assurance sociale. De plus, pour les dissuader de démissionner, une partie de leur salaire et de leurs primes est souvent versée avec plusieurs mois de décalage...
L’enquête de six mois, menée par le Financial Times avec des observateurs infiltrés chez Foxconn, révèle également des pratiques discriminatoires...
...De nombreux salariés effectuent entre 60 et 75 heures de travail par semaine pour compléter un salaire de base aligné sur le minimum local...
Apple a déclaré que ses équipes étaient « sur place et [avaient] immédiatement ouvert une enquête » après avoir été informées des conclusions de China Labor Watch, ajoutant que la société était « fermement engagée à respecter les normes les plus strictes en matière de travail, de droits de l’homme, d’environnement et de conduite éthique ».
... Foxconn se défend en déclarant être « un employeur garantissant l’égalité des chances » qui « ne tolère aucune discrimination ». L’entreprise a ajouté qu’au cours des deux dernières années, elle s’était « soumise de manière proactive à des audits indépendants réalisés par des tiers » qui ont démontré « une conformité et une transparence irréprochables en matière de responsabilité sociale et environnementale »...
Le rapport note tout de même quelques améliorations par rapport à une enquête menée il y a cinq ans, notamment l’absence de travailleurs mineurs. Il n’en reste pas moins que selon Li Qiang, « les problèmes fondamentaux du travail persistent ».