abusesaffiliationarrow-downarrow-leftarrow-rightarrow-upattack-typeblueskyburgerchevron-downchevron-leftchevron-rightchevron-upClock iconclosedeletedevelopment-povertydiscriminationdollardownloademailenvironmentexternal-linkfacebookfilterflaggenderglobeglobegroupshealthC4067174-3DD9-4B9E-AD64-284FDAAE6338@1xinformation-outlineinformationinstagraminvestment-trade-globalisationissueslabourlanguagesShapeCombined Shapeline, chart, up, arrow, graphLinkedInlocationmap-pinminusnewsorganisationotheroverviewpluspreviewArtboard 185profilerefreshIconnewssearchsecurityPathStock downStock steadyStock uptagticktooltiptriangletwitteruniversalitywebwhatsappxIcons / Social / YouTube

Le contenu est également disponible dans les langues suivantes: English

Rapport

27 mai 2026

Auteur:
Amnesty International

Sri Lanka : Les travailleurs des plantations de thé privées et de petites exploitations sont victimes de nombreuses violations des droits du travail, selon un rapport d'Amnesty International

Allégations

"Sri Lanka. Les Malaiyaha Tamils employés dans les plantations de thé privées subissent de graves violations des droits du travail – Nouveau rapport", 27 mai 2026

Les Malaiyaha Tamils, ou membres de la communauté tamoule Malaiyaha, qui travaillent dans des plantations de thé privées et des petites exploitations au Sri Lanka sont victimes d’atteintes aux droits humains qui répondent à de nombreux critères de l’Organisation internationale du travail (OIT) relatifs au travail forcé, et n’ont pas accès aux protections strictes prévues par la législation sri lankaise du travail, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport.

...[C]ette étude révèle que les membres de la communauté tamoule marginalisée  Malaiyaha subissent de multiples formes de violations généralisées, notamment des actes d’intimidation et des menaces, des violences physiques et du harcèlement, la servitude pour dettes, des restrictions de la liberté de mouvement, ainsi que de mauvaises conditions de travail et de vie.

Ce rapport met en évidence le fait que l’État, qui se montre incapable de remédier à ces violations des droits du travail, manque à son devoir de garantir aux travailleurs·euses les droits de bénéficier de la sécurité sociale, de se syndiquer et d’accéder à la justice...

Ce rapport s’appuie sur des recherches menées entre janvier 2024 et janvier 2026. Amnesty International s’est rendue dans 45 plantations des districts de Galle et de Matara, dans la province du Sud au Sri Lanka, et a mené 159 entretiens avec des travailleurs·euses, ainsi qu’avec deux propriétaires de plantations et trois responsables. Enfin, elle a organisé 15 groupes de discussion avec 65 travailleurs·euses...

D’après les recherches menées, les directeurs des domaines invoquent souvent des motifs fallacieux pour ne pas verser les salaires, en se basant fréquemment sur des objectifs irréalistes ; les travailleurs sont alors obligés de recourir à des avances sur salaire et à des prêts pour subvenir à leurs besoins fondamentaux, ce qui les plonge dans l’endettement...

Dans au moins 22 plantations, les travailleurs ont évoqué les restrictions de leur liberté de déplacement, notamment des couvre-feux et l’obligation d’obtenir une autorisation pour voyager. En outre, leurs conditions de vie ne répondent pas aux critères essentiels du droit à un logement convenable : absence de sécurité légale d’occupation, espace insuffisant et installations sanitaires inadéquates...

Les employeurs des domaines privés et des petites propriétés les classent de manière abusive dans la catégorie des « travailleurs·euses journaliers », les privant ainsi de tous leurs droits juridiques relatifs au travail et des prestations sociales de base. Rares sont ceux qui bénéficient de prestations maternité, d’une retraite ou de congés maladie...